Ma commune - Patrimoine dilbeekois

Patrimoine dilbeekois

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Le château de Viron

On trouve pour la première fois mention du site où est établi le village de Dilbeek actuel dans des documents historiques datés de 1075, sous le nom "Dedelbeccha" qui est une contraction du mot Didilone, un hydronyme d’origine préhistorique, et de "baki" qui signifie beek, c’est-à-dire ruisseau.
 

Le château de Viron fut construit en 1862 dans le style néo-Tudor anglais par l'architecte Jean-Pierre Cluysenaar(*), figure de proue de l’éclectisme(**), pour Théodore de Viron (1823-1882), sur l’emplacement d’un château médiéval, dit château de Sainte-Alène, qu’il venait de faire raser et dont il ne subsiste aujourd’hui que la tour nord, la Alenatoren, où, selon la légende, se retirait Sainte Alène pour prier.


En 1923, Frantz de Viron vend le château à la commune de Dilbeek qui y installe son administration communale dès 1926.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En empruntant la chaussée de Ninove en vue de Dilbeek, comment ne pas évoquer un château des Mille et une Nuits – digne d’être

le symbole d’un nouveau parc Disney – lorsque l’on découvre pour la première fois cet édifice imposant dans une échancrure du paysage, avec en avant-plan l’église Sint-Ambrosius, tout droit sortie d’un tableau de Bruegel ? Y rencontrerait-on Cendrillon ? Que nenni !

Plus prosaïquement, ce bâtiment a accueilli pendant quelques décennies les services administratifs de notre commune avant

qu’ils n’émigrent, pour la plupart, dans les bâtiments magnifiquement restaurés de l’ancienne laiterie, de Heetveldelaan 4, dénommés

" De Kasteelhoeve "


Le château de Viron, avec ses lignes verticales dominantes, se distingue par son aspect de château de conte de fées. Les briques, la pierre bleue et le grès blanc accentuent le charme pittoresque de l’édifice.
Les quatre tours d'angles avec des toits distinctifs en forme de poire donnent au bâtiment un caractère impressionnant. Détail pittoresque : l’architecte a intégré dans le château l'ensemble du calendrier : 7 escaliers (jours), 52 portes (semaines), 12 tours (mois), 365 fenêtres (jours).

 

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(*) On lui doit notamment le château d’Argenteuil, le château Calmeyn à Drogenbos, les Galeries royales Saint-Hubert à Bruxelles, le château du Vieux Sart de Corroy-le-Grand...
(**) L'éclectisme est une tendance en architecture qui consiste à mêler des éléments empruntés à différents styles ou époques de l'histoire de l'art et de l'architecture. Il se manifeste en Occident entre les années 1860 et la fin des années 1920. Ses principaux représentants en Belgique sont, entre autres, Joseph Poelaert (Palais de Justice de Bruxelles, Eglise Notre-Dame de Laeken...), Jean-Pierre Cluysenaar, Alphonse Balat (Serres royales de Laeken...) et aussi Joseph Jonas Dumont, concepteur de très nombreuses prisons en style néo-Tudor (Leuven, Verviers, Dinant, Charleroi, Saint-Gilles)...

 

De Kasteelhoeve

de Heetveldelaan 4, 1700 Dilbeek


Cette "ferme du château" en quadrilatère est située au sud-ouest du château de Viron. Elle est constituée de quatre ailes disposées en carré autour d’une cour en partie pavée. Elle fut agrandie en 1889 dans le même style néo-Tudor déjà adopté pour la construction du château de Viron, sans doute selon un projet du même architecte, Jean-Pierre Cluysenaar.

 

 

 

 

 

C’est surtout la façade de l’aile ouest, visible depuis le château et de son parc, qui fut remaniée dans ce style. On note qu’une brasserie

fut installée dans ces bâtiments, puis une laiterie avant qu’ils n’abritent aussi, plus tard, une taverne et des chambres d’hôtes. Par

la suite, l’aile ouest de la "Laiterie de Sainte-Alène" hébergea une malterie et des magasins.
La ferme du château (De Kasteelhoeve) fut classée monument historique en 1990. Dès 2003, débuta une restauration spectaculaire de ces magnifiques bâtiments en vue de l’installation de la plupart des services administratifs de la commune de Dilbeek.
Pendant l’été, chaque mardi de juillet et d’août, de 20 h à minuit, la cour intérieure se transforme en un Zomercafé qui, outre la possibilité pour les danseurs amateurs d’évoluer au rythme des musiques du monde, offre également des animations diverses, des spectacles musicaux, théâtraux ou folkloriques, des animations variées. L’entrée est gratuite... et chacun est le bienvenu pour passer un bon moment en toute convivialité dans ce cadre exceptionnel et pas seulement pour démontrer ses qualités de danseur chevronné ou de fan convaincu.

 

La glacière (de ijskelder)

En Europe, jusqu’à la fin du XIXe siècle, de nombreux châteaux étaient équipés d'installations spéciales très coûteuses pour

la conservation de la glace. Le château de Viron disposait lui aussi d’une glacière. Elle a été redécouverte par hasard en 1988 lors

de travaux d’excavation le long de la Heetveldelaan à l’orée du petit bois qui borde le château en direction du Westrand.
Sa construction remonte à l’année 1862 au moment où le château commençait à être édifié sous la houlette de l’architecte Jean-Pierre Cluysenaar.
Après l’aménagement d’une entrée praticable et quelques travaux de consolidation, elle fut ouverte au public, lors de la première Journée du Patrimoine, le 10 septembre 1989.

Il s’agit d’une grande cuve en briques d’Anvers liées au mortier de chaux, d’un diamètre de 4,64 m, enterrée à 2,86 m sous le niveau

du terrain actuel et bien protégée des rayons du soleil par une haute futaie de hêtres. Un sas en plan incliné de 8 m de long conduit

à l’entrée de la glacière proprement dite.

Pendant l’hiver, on entassait dans la cuve des blocs de glace découpés dans l’étang tout proche. Ces blocs étaient isolés du sol et

de l’air extérieur par de la paille et des branchages. Pour réduire au maximum la circulation de l’air qui risquait de provoquer la fonte prématurée de la glace, on versait régulièrement par dessus de l’eau qui se solidifiait aussitôt et comblait les vides. L'eau de fonte était collectée dans une excavation aménagée en partie basse de la cuve pour faciliter son élimination.
La glace ainsi conservée pouvait être utilisée pendant de longs mois et servait bien entendu à conserver la réserve d’aliments périssables utilisés par le cuisinier du baron et à maintenir au frais les boissons et autres jus de fruits servis au château, surtout en cas de fortes chaleurs. Parfois, certains habitants de Dilbeek demandaient la permission au baron d’en disposer d’une petite quantité pour traiter leurs ampoules aux mains occasionnées par le frottement du manche des outils.
Plus anecdotique, de nombreuses chauves-souris viennent se cacher dans la glacière pour passer l’hiver tranquillement au sec.

 

Le château de Grand-Bigard

Isidoor Van Beverenstraat 5, 1702 Groot-Bijgaarden


La Belgique a toujours émerveillé le touriste qui la découvre par la beauté de ses monuments et de ses châteaux. Le Brabant flamand compte plusieurs de ces châteaux qui témoignent d'un glorieux passé, mais celui dont s'enorgueillit Grand-Bigard, à 7 km à l'ouest

de Bruxelles, est, sans conteste, l'un des joyaux du patrimoine belge.


Le château de Grand-Bigard, dont les origines remontent au XIIe siècle, est entouré d'un large fossé où dort une eau profonde et

que délimitent les hautes frondaisons d'une couronne de grands hêtres plusieurs fois séculaires. Un pont à cinq arches, commandé par

deux magots héraldiques du XVIIe siècle l'enjambe et conduit au pont-levis qui précède le châtelet d'entrée dont la partie centrale date

du XIVe siècle.

Le château lui-même est un bâtiment aux vastes proportions et d'une pureté de style admirable constituant un spécimen remarquable

de la Renaissance flamande. Il se compose d'un long corps de logis à un étage dont la brique rose, sur laquelle tranche la pierre blanche des entablements des hautes fenêtres à meneaux, se marie agréablement aux pentes bleutées de la toiture d'ardoises.
La chapelle, à l'aile droite, n'a subi aucune modification depuis trois siècles, l'aile gauche quant à elle est surmontée d'un bulbe très élégant.
Erigé vers 1347, le donjon, qui dresse sa silhouette massive haute de trente mètres, à gauche du châtelet d'entrée, comporte quatre étages. Les murs ont une épaisseur de deux mètres. De la plate-forme du quatrième étage, entourée d'un mur crénelé, un panorama prestigieux se déroule sur Bruxelles et le pays flamand à trente kilomètres à la ronde.
Depuis 2003, du début du mois d'avril aux premiers jours de mai, une exposition prestigieuse de plantes à bulbes en pleine floraison attire des visiteurs du monde entier. Cet événement dû à l’initiative de la famille Pelgrims de Bigard, a aquis au fil des ans une extraordinaire aura tant auprès des Belges amoureux des beaux jardins fleuris que des touristes émerveillés.
Signalons encore que le château de Grand-Bigard ouvre régulièrement ses portes tant pour des événements familiaux que pour

des rencontres professionnelles.

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Sources :
http://www.kasteelgrootbijgaarden.be/fr/geschiedenis/
http://www.kasteelgrootbijgaarden.be/fr/floralia-brussels/

 

La maison Mostinckx (huisje Mostinckx)

Dorpsplein 5 - 1700 Sint-Martens-Bodegem


Cette ancienne maison paysanne avec sa grange à houblon attenante, dénommée " Huisje Mostinckx ", est classée au patrimoine immobilier depuis 1981. Elle est l'un des derniers témoins de la construction traditionnelle en torchis (*) telle qu'elle se pratiquait dans le Pajottenland jusqu'à la fin du 19e siècle. Cette maison, dont seul le mur de façade est encore en torchis, n'est plus couverte d'une toiture en chaume comme l'étaient la plupart des anciennes maisons paysannes du Pajottenland, mais bien en tuiles. Elle est toutefois vraiment " exceptionnelle " en raison de son authenticité d'abord et aussi en raison de sa position pittoresque au pied de la haute église Saint-Martin en arrière-plan.

Elle fut mentionnée pour la première fois en 1556 comme propriété de Jean Moernay. Plus tard, elle devint une auberge "De Oude Smisse" (1598) et "De Helle" (1621). En 1722, le bâtiment fut acquis par la famille Mostinckx. Ses derniers habitants, Karel De Pauw et son épouse Sofie Mostinckx, étaient des maraîchers. Ils y ont vécu, jusqu'au début des années quatre-vingts, de la vente de leur production sur les marchés avoisinants. Ils engraissaient un ou deux cochons. pour leur consommation personnelle afin d'améliorer quelque peu leur ordinaire.

Après leur mort, la maison se dégrada rapidement, faute d'entretien. En mai 2000, elle fut achetée pour sa valeur historique et éducative

par la commune de Dilbeek qui entreprit, en 2011, des travaux de restauration bien nécessaires. La maison était alors dans un état

de délabrement tel qu'il a fallu la " démonter " entièrement avant d'entreprendre sa minutieuse reconstruction.

Aujourd'hui, le site de la " Huisje Mostinckx " est ouvert au public. La maison d'habitation qui a été remeublée de mobilier et d'ustensiles authentiques d'avant la Deuxième Guerre mondiale est devenue un témoin exceptionnel du mode de vie des habitants de nos campagnes en cette première moitié du 20e siècle. Dans la pièce de séjour, on faisait la cuisine, la lessive et le repassage, on y mangeait et s'y lavait.

Le poêle de Louvain était la seule source de chaleur en hiver. Jusque dans les années quarante, il fallait aller chercher l'eau à la pompe

du village, près de l'église. La maison était éclairée par une seule ampoule qui pendait au plafond de la cuisine à un fil assez long que

l'on pouvait alors étirer selon les besoins. Difficile donc d'imaginer, surtout pour nos plus jeunes, comment les gens pouvaient vivre dans ces conditions...

Dans la grange, construite vers 1900, les visiteurs peuvent non seulement découvrir le riche passé de la culture locale du houblon,

mais aussi déguster une bière régionale telle que la gueuze ou la kriek. La grange peut aussi être louée comme salle de réception.

Des visites guidées gratuites de la ferme-musée sont organisées chaque premier dimanche des mois d'avril à octobre, de 15 h à 18 h,

tandis que la grange à houblon et son musée accueillent les visiteurs tous les dimanches après-midi d'avril à octobre,

également de 15 h à 18 h. Des visites sur demande sont aussi possibles via un formulaire de réservation (reservatieformulier) à compléter et à renvoyer au Dienst Cultuur en Tourisme - d'Arconatistraat 1, 1700 Dilbeek
Tél. : 0032 (0)2 451 69 34 - Courriel : toerisme@dilbeek.be

 

Accès au site : gare SNCB de Sint-Martens-Bodegem à 900 m ; arrêt d'autobus De Lijn (ligne 116 - Bruxelles - Ternat) juste devant la porte.


(*) Torchis : clayonnage de branches d'aulne ou de saule fendues disposé entre les poutres de l'ossature en bois d'un mur (colombage) et enduit d'argile extraite sur place à laquelle on mélangeait de la paille hachée et de l'urine de cheval.
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Source : www.toerismedilbeek.be

 

"Het Neerhof" 

Neerhofstraat 2 - 1700 Dilbeek - 02/569 14 45

Accès : De Lijn, lignes 116, 117, 118 et 810 – arrêt Boudewijnlaan (5 min à pied)

Cette ferme historique en carré fut officiellement mentionnée, pour la première fois, en 1217 comme dépendance de l'abbaye de Forest.

En 1740, des actes notariaux la décrivent comme suit : " la maison d'habitation comporte sept baies et est couverte d'un toit en ardoises tandis que les écuries et la grange qui bordent la cour intérieure en carré sont recouvertes de tuiles flamandes ".

Devenue propriété de la Vlaamse Gemeenschapscommissie van het Brussels Gewest, cette ferme - qui est l'une des rares exploitations agricoles encore en activité à être protégée - fut restaurée en 1979 en son état de 1740 et aménagée en ferme didactique d'animation (*) pour les enfants qui fréquentent les écoles néerlandophones de la région bruxelloise ; les Dilbeekois y sont également les bienvenus.

Cette ferme biologique est caractérisée par le label " Liée à la terre ", c'est-à-dire qu'elle s'est engagée à produire elle-même, dans les

10 hectares de terrains attenants, la nourriture des animaux qui y sont élevés (maïs, betteraves, blé, herbe) et à cultiver les légumes

selon les méthodes biologiques.

Les visiteurs peuvent découvrir les animaux de ferme dans leur milieu de vie traditionnel : des vaches, des chevaux, un âne, des moutons, des chèvres, des lapins, des cochons, des poules, des canards, des oies et aussi des chats et des chiens et même de bien facétieux cobayes, sans oublier une importante colonie d'abeilles. Lors des activités organisées pendant l'année scolaire et pendant les vacances, les enfants sont invités à s'occuper de ces animaux dans les étables et dans les prairies où ils s'ébattent en toute liberté. Des activités plus spécifiques comme la fabrication de pain et de fromage de chèvre sont régulièrement organisées en semaine avec leur participation active.
En plus de la découverte des animaux et de leur lieu de vie, les enfants sont invités à courir, sauter, rouler, grimper... ou à simplement

jouer dans une zone nature qui leur est réservée dans un espace aménagé en petite aire de jeux aquatiques (waterspeelzone) et

en parcours accrobranches adapté.

Tous les dimanches et mercredis après-midi, de 14 à 17 heures, la ferme accueille de nombreux visiteurs qui peuvent y acheter diverses variétés de légumes bio de saison cultivés sur place, des produits laitiers, des confitures et jus de fruits maison. Le dimanche, après

leurs achats, les amateurs peuvent également déguster une crêpe accompagnée d'une tasse de délicieux café ou d'une petite gueuze

ou autre bière du terroir.

(*) Les fermes d’animation ont pour but de permettre aux enfants de 3 à 12 ans de découvrir et de participer à la vie de la ferme,

de découvrir l'alimentation et le mode de vie des animaux, de connaître l'origine des produits alimentaires, d'être sensibilisés à la nature

et au respect de l'environnement par l'intermédiaire d'activités éducatives pour les groupes scolaires, de classes vertes, durant l’année et les vacances.
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Sources :
http://www.neerhof-vzw.be
http://neerhof-vzw.be/praktisch/veel-gestelde-vragen/

 

Vestiges d'une villa romaine

En 2014, un chercheur de trésor découvrit, par hasard, des objets de vaisselle et des éléments décoratifs en alliage de cuivre datant

de l'époque romaine, dans un champ du quartier Wolsemveld à Dilbeek.

Dès 2015, une équipe d'archéologues mandés sur place mit au jour des vestiges d'une villa romaine de 5,5 hectares datant des 1er et

2e siècles après Jésus-Christ.
Des fondations de six bâtiments en pierres ainsi que les restes de pieux en bois qui servaient de fondations à sept ou huit bâtiments en bois ont été retrouvés à seulement 40 centimètres en dessous du niveau du sol. Les traces d'un fossé d'environ deux mètres de large

qui entourait le site ont été également repérés.

En haut du terrain se trouvait une luxueuse maison d'habitation en pierres, de près de 30 mètres de long et 15 mètres de large, dans laquelle habitait le propriétaire des lieux. Elle était flanquée de deux autres bâtiments en pierres : l'un servait à stocker les récoltes et l'autre de logement familial. La maison du propriétaire dominait un vallon où se trouvaient des abris en bois qui servaient de logement

aux travailleurs du domaine. Un puits en pierres d’une profondeur de 12 mètres a aussi été dégagé au milieu du domaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux pièces de monnaie en or et de nombreuses pièces en argent et en bronze ont été découvertes au cours des fouilles. Les archéologues ont aussi trouvé un grand fragment d’un masque en argile peint, ce qui est exceptionnel. De tels masques étaient portés par des acteurs de théâtre mais il pourrait aussi s’agir ici d’un masque décoratif qui ornait la villa.

Ce complexe appelé " villa rustica " assurait la production agricole servant à nourrir les occupants des implantations romaines - dont

un camp militaire - situées dans les environs de l’emplacement actuel de la ville de Asse qui, dès le début du premier siècle, était reliée

par une voie romaine à la capitale des Nerviens, Bavay.
Des objets artisanaux ont probablement été fabriqués dans la villa. Dans le bâtiment principal, on a notamment trouvé un bloc de verre brut d'environ 2,5 kilogrammes, entreposé là pour être vraisemblablement transformé ultérieurement en objets de vaisselle ou en bijoux, par exemple. Les artisans du lieu ont sans doute également fabriqué sur place des objets en métal, au vu d'une fosse contenant une quantité considérable de déchets métalliques.

Ces fouilles ont offert aux archéologues un aperçu unique du développement d'un site d'une " villa rustica " et de la vie quotidienne

de ses occupants au début de l'ère chrétienne.
Le site mis au jour à Dilbeek ne sera malheureusement jamais ouvert au public. Les vestiges excavés ont en effet été enterrés et largement détruits pour laisser place à des habitations sociales . Les artefacts découverts lors de la campagne de fouilles ont toutefois été précieusement sauvegardés.
____________
Sources :
Agence Belga
Flandreinfo.be - https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2015/09/17/importante_decouvertearcheologiqueadilbeek-1-2443567/

 

La tour Chappe

Dès 1804, Dilbeek fut l'un des maillons importants du réseau de tours Chappe qui commencait à couvrir notre pays alors sous occupation napoléonienne. Un dessin au lavis de la station de Dilbeek réalisé par Paul Vitzthumb est conservé, sous le numéro S.II 1123617, au Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Royale Albert 1er qui nous a accordé gracieusement l'autorisation de reprise

dans ce bulletin.

 

Paul Vitzthumb – Vue du télégraphe Chappe, à Dilbeek, en 1804

(Document aimablement mis à disposition par Mme Angela Licini)

Sur tous les continents, de tous temps, l'homme a cherché le moyen de communiquer avec ses congénères, avec des onomatopées rudimentaires d'abord puis avec un langage basique qui s'est petit à petit structuré au fil des siècles jusqu'à devenir une langue

à proprement parler. Parallèlement à cette communication essentiellement verbale entre individus et petits groupes d'individus au sein d'une même communauté, les hommes ont cherché le moyen de communiquer à distance avec leurs semblables regroupés au sein

de tribus amies disséminées sur d'immenses territoires, afin, par exemple, de les avertir des dangers potentiels qui pouvaient les menacer, ou de les mobiliser pour défendre leurs territoires. Pensons aux tribus d'Indiens des grandes plaines américaines qui avaient mis au point un système de signaux de fumée, pensons aux soldats chinois qui allumaient, tout en haut des bastions défensifs qui jalonnaient la Grande Muraille, de grands feux visibles à des kilomètres à la ronde alertant ainsi de tour en tour les garnisons de soldats chargés de contenir les hordes d'envahisseurs mongols. Pensons aussi à ces tours de guet gênoises qui au XVIe siècle hérissaient les rivages de la Corse et au sommet desquelles les vigies allumaient eux aussi des grands feux afin d'avertir les habitants de l'intérieur des terres de l'arrivée imminente des pirates barbaresques...

Parmi d'autres sytèmes de communication à distance imaginés par d'illustres ou d'obscurs " inventeurs ", il faut retenir celui

que Claude Chappe mit au point en 1794, en pleine Révolution française. Il créa un ingénieux système de communication aérienne visuelle par sémaphore (du grec ancien sêma : signal et phoros : porteur) qu'il nomma finalement " télégraphe " (du grec ancien têlé : loin et graphein : écrire) à savoir " appareil transmettant des signaux par une combinaison de bras mobiles " qui, lus à l'aide

d'une longue-vue depuis la tour précédente, étaient reproduits pour être lus depuis la tour suivante... Cet appareillage coiffait une tour de forme carrée, ronde ou pyramidale, dite " tour Chappe ", qui était établie sur un point élevé du relief (parfois même sur un clocher). Un maillage de ces tours recouvrait d'immenses territoires et permettait de proche en proche de transmettre des signaux optiques

sur plusieurs centaines de kilomètres en quelques dizaines de minutes, selon la longueur du message.

Une première ligne de communication reliant Paris à Lille fut ainsi opérationnelle dès l'été 1794 et permit, par exemple, de transmettre des messages par signaux optiques entre ces deux villes en neuf minutes, via une quinzaine de tours. Le 3 septembre 1794, cette ligne de sémaphores informa les Parisiens de la victoire de Condé-sur-l'Escaut sur les Autrichiens moins d’une heure après l'événement, grâce à une tour élevée sur le mont Valérien (Suresnes).

Le télégraphe optique belge fut dans un premier temps une prolongation du télégraphe optique français de Chappe. En 1803, à l'époque de l'occupation napoléonienne de la Belgique, la ligne Paris-Lille fut prolongée jusqu'à Bruxelles. Six ans après, en 1809, cette ligne fut étendue jusqu'à Anvers puis Amsterdam. Un appareil Chappe se trouvait alors placé sur chacune des tours de la cathédrale Sainte-Gudule, à Bruxelles. Celui de Dilbeek était donc un élément du système de liaison avec Lille situé à proximité de Bruxelles.

En 1844, plus de 5 000 km de lignes télégraphiques reliant 543 tours Chappe maillaient la France au départ de Paris jusqu'aux grandes villes de province (Lille, Strasbourg, Marseille-Toulon, Bayonne et Brest). De nombreuses ramifications prolongeaient les lignes principales, notamment jusqu'à Venise ou Mayence. La plupart des pays européens et même la Russie tsariste disposaient à l'époque de systèmes de communication optique plus ou moins directement inspirés ou carrément copiés du télégraphe Chappe.

Ce télégraphe optique fut remplacé progressivement, à partir de 1846, par le télégraphe électrique, malgré les avertissements insistants de nombreux contemporains mettant en garde les gouvernements de l'époque contre les risques de sabotage et d’interruption de service car "un fil est facile à couper "


Le télégraphe Chappe et les pigeons voyageurs ne disparurent pas pour autant et demeurèrent utilisés de longues années encore – notamment par l’armée – du fait de la fragilité et de la vulnérabilité du télégraphe électrique.

Comment ne pas établir un parallèle entre le réseau de tours Chappe qui couvraient alors plusieurs pays européens et celui bien actuel des antennes-relais interconnectées hérissées d'émetteurs-récepteurs de téléphonie mobile qui ont fleuri partout, surtout ces 30 dernières années, aussi bien en rase campagne, sur des bâtiments élevés et même peut-être dans les clochers des églises...

La tour Chappe


Une tour Chappe était constituée :


-    du signal (mât muni d'un régulateur pivotant et de deux indicateurs articulés) ;
-    d'une salle de travail à l'étage où le stationnaire observait les tours voisines et actionnait le système de manœuvre du signal ;
-    d'un local de repos en dessous, où le stationnaire pouvait descendre se reposer un quart d'heure après le coucher du soleil           avant de retourner à son poste un quart d'heure avant le lever du soleil.

Deux stationnaires étaient affectés à une tour, et ils se relayaient chaque jour à midi. Le métier de télégraphiste était exigeant. Il devait restituer exactement le signal reçu sous peine de faire perdre du temps à la diffusion du message et surtout d'être sévèrement sanctionné par sa hiérarchie.

Tour Chappe n°227 d’Étoile-sur-Rhône restaurée en 2010

          Mecanisme

Le mécanisme était constitué :


-    d'un mât de 7 mètres de couleur bleu ciel en partie extérieure, intégrant une échelle pour accéder aux éléments mobiles et            réaliser leur entretien ;
-    d'un bras principal de couleur noire nommé " régulateur ", de 4,60 m de long sur 0,35 m de large ;
-    de deux ailes noires nommées " indicateurs ", de 2 m sur 0,30 m ;
-    de contrepoids gris pour chaque indicateur, nommés " fourchettes " ;
-    d'un système de manœuvre au pied du mât en salle de travail, nommé " manipulateur ", reproduisant à l'identique

      les positions du régulateur et des indicateurs ;
-    d'un système de transmission par câbles et poulies de renvoi.


Les trois ailes étaient ajourées en forme de persiennes pour donner moins de prise au vent et elles étaient munies de contrepoids

pour faciliter leur manœuvre.

          Comment ça marchait...

Un " système de leviers, de poulies et de fils de laiton ", d’après les termes de l’époque, permettait à un employé (dit " stationnaire ") posté au pied du sémaphore de faire mouvoir les trois " ailes " indépendamment les unes des autres et d’obtenir ainsi des positions correspondant aux lettres du message.

Code alphanumérique Chappe pour la transmission
des informations entre les tours sémaphore. (*)

 

Au départ, le directeur de la ligne traduisait le message en signaux. Le premier signal était alors envoyé par le premier stationnaire. Le deuxième stationnaire l’observait à la longue-vue, depuis sa station et reproduisait avec son propre sémaphore chaque mouvement observé qu'il " envoyait " ainsi au stationnaire suivant et ainsi de suite. À la dernière station, les signaux déchiffrés par le directeur de la station permettaient de reconstituer le message en clair. L’intérêt du système était sa conception très ergonomique : manipulé simplement, sans effort considérable, il donnait aux ailes des mouvements précis. Avec le système astucieux des câbles le manipulateur pouvait reproduire en même temps avec son propre sémaphore et sans le regarder, les mouvements à reproduire. D’où un gain

de temps pour une communication rapide.


Les stationnaires, simples soldats retraités ou invalides, étaient souvent mal payés. Il fallait les former à bien distinguer les angles et

les positions nommés simplement. Sans comprendre ce qu’ils transmettaient, puisqu’illettrés, ils garantissaient la sécurité du système. Des petits temps de repos d’un quart d’heure à une heure leur évitait la fatigue de garder l’œil collé à la longue vue.

Pour l'anecdote : le système figure de manière éminente dans le roman d’Alexandre Dumas Le comte de Monte-Cristo où l'on voit le comte soudoyer un stationnaire sous-payé pour transmettre un faux message.

__________________
Sources :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Chappe
Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr) Source : Article Télégraphe Chappe de Wikipédia en français (https://fr.wikipedia.org/wiki/Télégraphe_Chappe)
https://www.edf.fr/sites/default/files/contrib/groupe-edf/espaces-dedies/carnet_chappe.pdf
https://fr.wikipedia.org/wiki/Télégraphe_optique_belge
http://www.next-up.org/France/Chappe_Claude.php

(*) Par Patrick87 — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=25266327

   ssociation    ulturelle de    ilbeek

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