Bon à savoir - Loisirs - A la découverte de
Association Culturelle de Dilbeek - Barre de titre

Loisirs - A la découverte de

Loisirs - L Association Culturelle de Dilbeek est une organisation socio-culturelle implantee dans la peripherie Bruxelloise.
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Tongres, la ville d’Ambiorix

Tongres est une des plus anciennes villes de Belgique avec Arlon et Tournai. Mais, son occupation du sol remonte à la préhistoire avec la découverte archéologique d’un biface en silex datant de 300 000 ans avant notre ère, ainsi que bon nombre d’autres objets usuels (poteries) illustrant à travers les âges l’installation d’abord des tribus sédentaires du néolithique, ensuite des populations dites celtes ou gauloises (pièces d’or de l’époque d’Ambiorix, roi des Eburons) et pour finir, après la conquête romaine (par Jules César) des objets marquant l’histoire des Gallo-Romains… Au Moyen Âge, la ville est prise par Clovis (492) et en 511, à sa mort, Tongres est incluse dans le Royaume d’Austrasie. Au partage de l’Empire Carolingien (843), le diocèse de Tongres est inclus dans la Francie Médiane de Lothaire Ier (…). Tongres est, dans la 2e moitié du Moyen Âge, une importante cité économique protégée par de hauts remparts et un des plus anciens sites religieux des anciens Pays-Bas (…). Elle profite aussi du grand commerce, étant située sur la route (ancienne chaussée romaine) de Bavay à Cologne…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Toponymie

TONGRES = anciennement, ADUATUCA (ou ATUATUCA) = ad-uatu-ca = le lieu où l’on prophétise (voir : Dictionnaire de la langue gauloise de Xavier Delamare). Il se peut aussi que les Eburons s’appelaient eux-mêmes TUNGRI = ceux qui parlent notre langue, le celte (aucunement le germain ! Distinction, dont il faut tenir compte parce que la Germanie est toute proche).

  • Visite de la ville 

« Les incontournables » : statue d’Ambiorix, basilique Notre-Dame, Musée gallo-romain, Béguinage, remparts romains… au départ de la Grand-Place

 

1. La Grand-Place avec la statue d’Ambiorix, roi des Eburons, qui infligea une cuisante défaite aux Romains, dans la vallée du Geer, lors de leur conquête de la Gaule au Ier siècle avant notre ère, amenant Jules César à souligner la bravoure des Gaulois ; avant de leur infliger la plus grande des défaites… sans toutefois, jamais capturer Ambiorix… qui réapparut au centre de la Grand-Place en 1866, sous la forme d’une statue !

2. La basilique Notre-Dame : accessible par la Kloosterstraat (accès gratuit tous les jours de 9 h à 17 h). Un des plus beaux édifices religieux de notre pays. Style gothique XIIIe – XVIe siècle (300 ans de travaux après la pose des 1ères pierres en 1240). L’imposant beffroi (tour quadrangulaire, inachevée) est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. La nef s’appuie sur des piliers cylindriques, élégant triforium surmonté d’une galerie de circulation, statue mosane de Notre-Dame de Tongres (1479)… cloître, chambre aux trésors… et dans les parties souterraines : des tombeaux mérovingiens et un hypocauste.

  • Fête de Notre-Dame de Tongres 

tous les 7 ans … la prochaine en  2023 !

3. Le Musée gallo-romain : Kielenstraat, 15. Vous serez éblouis par l’immense richesse du contenu du musée. De la préhistoire au Moyen Âge : tous les objets provenant des fouilles ou les excellentes reconstitutions de la vie quotidienne des Tongrois à travers les époques vous plongeront dans le riche passé de la ville. Des collections provenant de sépultures mérovingiennes, des poteries, des statues, verreries, monnaies et bijoux… statue géante de Jupiter, pièce maîtresse du musée… une salle entière consacrée à Tongres sous l’occupation romaine s’organise selon la structure de la ville antique !

4. Le Béguinage : joli parcours par les petites rues Sint-Rosastraat, Sint-Ursulastraat, Bredestraat, Onder de Linde, Slachthuisstraat, Brouwestraat et Sint-Jozefstraat.

Ville miniature dans la ville, patrimoine mondial de l’UNESCO, dont les 1ères maisons des béguines datent du XIIIe siècle, vous serez plongés hors du temps dans un silence séculaire propice à la flânerie philosophique… Quelques belles maisons de style Renaissance.

A voir : l’infirmerie de 1262 (l’actuel bâtiment date de 1659 et abrite une brasserie) ; la chapelle Ste-Ursule de 1294.

Des visites personnalisées accompagnées d’une authentique béguine peuvent se réserver via l’Office du Tourisme (minimum 6 personnes - 12 euros/p - durée 2 h).

5. Les murs romains : à l’ouest de la ville, au-delà du boulevard périphérique.

Sous le règne de l’empereur Trajan, au IIe siècle., une enceinte de 4,5 km protège la ville. A la fois fonction défensive, elle symbolise aussi la puissance de Rome et le prestige de Tongres. Les vestiges subsistent encore sur 1 km, jusqu’à 4 m de haut.

Les mieux conservés sont à voir dans la Caesarlaan et la Legioenenlaan.

N.B. L’enceinte médiévale construite partiellement sur les murs romains entourait la ville qui s’étendait alors sur une superficie de 54 ha. Elle comportait 6 portes et 13 tours. La Moerenpoort (1379), le seul robuste vestige de cette époque, abrite un musée gratuit sur l’histoire des remparts. Au sommet : beau panorama sur la ville.

Vestiges les mieux conservés le long des rues : Elfde Nevemberwal et Leopoldwal.

Près du béguinage, la Tour des Drapiers faisait aussi partie de cette enceinte.

A la visite culturelle de Tongres, peuvent s’ajouter de très belles promenades à la découverte de sa nature environnante :

1. Au sud-est, la réserve naturelle De Kevie. Air sain, calme, faune et flore précieuses. Poumon vert proche du centre-ville. Le Kevie fait partie du Parc du Geer Oriental. 4 promenades balisées de 2 à 8 km.

2. Randonnée le long de la frontière entre la Hesbaye humide et sèche (6 promenades).

3. Le long des rives du Geer : suivre ses rives, depuis l’ancien rempart, via 9 itinéraires fléchés.

4. Sentier GR en Hesbaye : une boucle à travers la Hesbaye, distance 180 km. Itinéraire balisé.

5. Balade à travers les chemins creux et entre les sources claires : 30 km de chemins, 4 itinéraires balisés à travers les villages.

Et dans les bulletins N° 100 et N° 101 de l’ACD, dans la rubrique : A LA DECOUVERTE DE… vous trouverez mes articles sur Ambiorix et Tongres, déclinés dans un style quelque peu différent. https://www.ac-dilbeek.be/bulletins-acdilbeek

Chloé Bindels

  • Comment se rendre à Tongres :

- par le train via Liège et Hasselt

- par l’autoroute E40 (Bruxelles-Liège) - sortie 29 (Waremme…) puis N69 en direction d’Oreye

 

Nombreux parkings près du centre-ville (tous payants) – Les mieux situés : le P2 Via Julianus (près de l’Office du Tourisme) et le P3 à la Clarissenstraat.

_________________________

Sources :

Guide Touristique 2020, Tongres : Office du Tourisme, Via Julianus 2 - Tél. +32(0) 12 80 00 70

Belgique, Le Routard 2018

https://www.petitfute.com

https://voyages.michelin.fr

https://www.toerismetongeren.be

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tongres

info@toerismetongeren.be

Maj: 17-11-2020

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Musée L - Musée universitaire de Louvain-la-Neuve

Le Musée L est installé dans les bâtiments, rénové en 2017, de l'ancienne bibliothèque des sciences et technologies, au centre de la cité estudiantine, place des Sciences.

Les collections du Musée L comptent plus de 25.000 œuvres qui proviennent des cinq continents et couvrent une large période, allant de la Préhistoire à nos jours.

Moulages, sculptures, collections de l'antiquité, arts premiers d'Afrique et d'Océanie, art populaire, art moderne, estampes, objets extra européens, art ancien sont complétés par des pièces issues du patrimoine scientifique de l'UCL.

Musée L

Place des Sciences, 1348 Louvain-la-Neuve

Tél ; 010/47 48 11

Courriel : accueil-musee@uclouvain.be

Site : www.museel.be

 

Ouvert du mardi au vendredi de 9 h 30 à 17 h et le week-end de 11 h à 17 h. Nocturne jusque 22 h le 3e jeudi du mois. Fermé le lundi, le 21 juillet, le 15 août et du 24 décembre au 1er janvier inclus.

 

Voir l'article consacré à ce musée dans le n° 98 de l'ACD (page 20)

https://www.ac-dilbeek.be/bulletins-acdilbeek

Maj: 10-01-2020

Musée_universitaire_de_Louvain-la-Neuve - L’Association culturelle de Dilbeek (ACD) a pour objet d’organiser, d’encourager et de promouvoir toute activité culturelle en langue française, auprès des habitants francophones de la commune de Dilbeek et plus largement à l'intention de tous les francophones d'autres communes de la périphérie bruxelloise.
 

Musée BELvue

Entièrement renouvelé en 2016, le musée BELvue vous fait découvrir la Belgique et son histoire à travers sept grands thèmes de société (démocratie, prospérité, solidarité, pluralisme, migration, langue et Europe). Chaque thème est d'abord exposé sous un angle moderne, puis développé et expliqué au travers de l'histoire. Comment la Belgique et les Belges sont-ils arrivés là où ils sont aujourd'hui ?

Les galeries avec plus de 200 objets complètent cette vue générale. Les objets disposés chronologiquement du XIXe siècle à aujourd'hui forment pour ainsi dire la mémoire matérielle de la Belgique. Le visiteur découvrira par exemple une lithographie de Magritte, des vases en cristal du Val Saint-Lambert, un costume de carnaval de Binche, la première motocyclette 4 cylindres... Un aperçu éclectique d'objets d'usage quotidien, d'œuvres d'art et de design, d'inventions scientifiques et d'objets qui évoquent la richesse de notre culture populaire et bien plus encore…

Situé dans un magnifique bâtiment du XVIIIe siècle à côté du palais royal, le BELvue vous plonge au cœur de la Belgique, avec toutes ses facettes fascinantes. La culture belge au sens large !

Musée BELvue

Place des Palais, 7 - 1000 Bruxelles

Tél. : 02/500 45 54

Courriel : info@belvue.be

Site : www.belvue.be/fr

(Voir le compte rendu de la visite de ce musée dans notre bulletin n° 97/2019: https://cc2cc1aa-18a3-44ef-979e-cc92c5190401.filesusr.com/ugd/70c76a_f380a91652804005898e54001873a014.pdf?index=true)

Maj: 11-12-2019

Musee BelVUE - L’Association culturelle de Dilbeek (ACD) a pour objet d’organiser, d’encourager et de promouvoir toute activité culturelle en langue française, auprès des habitants francophones de la commune de Dilbeek et plus largement à l'intention de tous les francophones d'autres communes de la périphérie bruxelloise.
 

Le bénévolat au service des animaux abandonnés

Vous avez aimé la présentation de Tao, Verdi, Stromae, Chipie, Pepito, Doggy et Ziggy... qui ont coulé des jours heureux chez Help Animals, leur « Home Sweet Home », avant d'être enfin adoptés... (voir notre bulletin n°99, en page 25). Eh bien ! Suivez-moi maintenant au coeur-même de cette association pour la protection animale et le respect de la reconnaissance de leurs droits, qui a été créée en 1981. 


Françoise, bénévole depuis plus de 10 ans déjà, m’a raconté son histoire. Son amour a toujours été grand pour les chiens et les chats et ils ont partagé son quotidien depuis l’enfance. Chez ses parents, plusieurs caniches ont grandi avec elle et puis, une fois adulte et installée chez elle, Françoise s’est prise d’affection pour les chats. Elle en possède toujours au moins deux... Un seul, c’est triste ! Et à deux, leur compagnie est bien plus joyeuse ! Ses chats viennent de chez Help Animals, bien sûr.


Ainsi donc, poussée par cet amour pour la cause animale, tout naturellement, Françoise a franchi la porte du refuge à Anderlecht... Et, la
première fois, elle a beaucoup pleuré ! L’émotion avait été très forte à la vue de toutes ces cages qui racontaient chacune la même histoire de l’abandon d’un petit animal de compagnie, chien ou chat, qui attendait impatiemment de retrouver un foyer.


Ce fut “ SON ” déclic pour agir pour ces petits déshérités.

Toute l’équipe présente, du directeur Fabrizo Follacchio aux soigneurs animaliers (Sayed, Ragab, Léo, Yanick, Fabienne et Diana), en passant par l’accueil et le secrétariat avec Henri, Mireille, Déborah et Sébastien... tous l’ont entourée et réconfortée spontanément, comprenant bien ce qu’elle ressentait. Et, c’est ainsi qu’elle scella ce pacte moral avec Help Animals. Elle s’est immédiatement liée d’amitié avec tous et partage, avec joie, certaines tâches notamment avec Danielle, une bénévole permanente à qui elle décerne une mention spéciale : la médaille d’or du bénévolat !


Alors que fait Françoise chez Help Animals ? Tout dépend du moment... et de l’activité proposée. Jamais une corvée ! Ce n’est même pas un travail ! C’est un plaisir à chaque fois recommencé ! Un enrichissement personnel car c’est un don de soi, une profonde satisfaction, une grande fierté aussi de se rendre utile.


Donc, selon les jours, Françoise peut sortir en balade avec les chiens... Quand elle se dirige vers une cage, le chien la reconnaît déjà et manifeste sa joie. Il est impatient qu’elle lui passe le harnais (plus confortable qu’une laisse, et plus prudent parce que certains chiens sont vraiment costauds !) tant il attend ce meilleur moment de sa journée : se dégourdir les pattes ! Sortir... et aller renifler partout ! Surtout quand il est " promené " par la petite-fille d'un de ses maîtres occasionnels.

Françoise m’a raconté que certain(e)s bénévoles venaient même passer leur temps de midi à câliner les chats dans leur " espace 5 étoiles " spécialement conçu pour combler tous leurs désirs de chats... qui est, en effet, un aménagement à l’avant-plan du progrès en matière du bien-être animal ! De belles grandes pièces vitrées au carrelage gris perle s’ouvrant sur terrasse et jardinet, remplies de jeux pour chats (oui, oui, vous ne rêvez pas ! Saint Nicolas a dû passer par-là !), des arbres à chats avec plateformes pour s’y reposer ou jouer... de nombreux paniers avec 20 coussins rendant tous ces petits nids si douillets que certains matous s’y prélassent à longueur

de journée…

Françoise participe aussi à toutes les « Journées Portes ouvertes » et les marchés qui s’organisent au refuge même ou en extérieur selon les occasions et autorisations de la commune d’Anderlecht. Ce sont de belles journées qui remportent le plus souvent un vif succès et qui, grâce à la vente de nombreux objets, renflouent les caisses de l’association qui ne vit que par cela, par les dons, les legs,

les parrainages. Elle ne reçoit en effet aucun subside de l’Etat. Mais l’agréation accordée par le Ministère des Finances lui permet d'appliquer une certaine déductibilité de l’impôt (voir infos sur le site www.helpanimals.be).
Françoise est non seulement bénévole passionnée et fidèle, mais aussi membre de Help Animals, ainsi que marraine. Le don financier qu’elle offre pour son petit protégé est mensuel et selon ses moyens.
Mais elle m’a aussi révélé que beaucoup de personnes posaient maintenant sur leur testament, en héritier, soit leur animal de compagnie, soit une association comme " Help Animals " qui oeuvre pour la protection animale.


Et pourquoi ne pas suivre Françoise ? Elle est toujours prête à vous accompagner pour votre première visite...

 


Chloé Bindels

 

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(*) En Belgique, plus de 1,8 million de bénévoles consacrent une partie de leur temps
libre au bien-être animal.

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A la découverte de Gand

Que diriez-vous, chers amis, d’une escapade dans une des trois plus belles villes de notre pays ?
- Chef-lieu de la province de Flandre Orientale et
- capitale de l’ancien comté de Flandre et encore
- ville natale de Charles Quint,
- située au confluent de la Lys et de l’Escaut,


… oui, nous voilà arrivés à…

G A N D !

Je vous propose 2 circuits d'une journée consacrés à la découverte des sites et monuments les plus emblématiques de la ville, tout en gardant du temps pour flâner le long des quais et s’imprégner de cette atmosphère, à nulle autre pareille, empreinte du souffle du passé et relayé par le dynamisme de toute sa jeunesse universitaire, entre autres. Tout est unique à Gand et tout est féerique ! Suivez-moi… à pied, bien sûr !
Vous aurez laissé votre voiture au parking à la Sint-Michielsplein, ou vous serez descendus à la gare Sint-Pieters (bâtiment néo-gothique construit pour l’exposition universelle de 1913) où vous emprunterez un tramway vers le centre.

 

  1. Office du tourisme :

 

Oude Vismijn, Sint-Veerleplein, 5 (où vous vous procurerez le plan de la ville.)
Ancienne halle aux poissons, qui vaut déjà le coup d’oeil. Souvenir d’une activité nourricière essentielle depuis les plus lointains hameaux de GANDA, bien avant l’arrivée des Romains.

  • Note historique et toponymique : Ganda (en Celte = confluent), noyau d’habitations à la confluence de la Lys (Leie) et de l’Escaut (Schelde). Le latin classique utilisait le nom de Candia ou Gandi. Seulement, après la chute de l’Empire Romain d’Occident en 476, les Francs Saliens s’installèrent en Flandre. Leur langue, le bas francique donnera naissance au flamand. Quan t au latin, encore usité quelque temps, il finira par disparaître alors qu’il subsistera de l’autre côté du sillon Sambre-Meuse donnant naissance au français.

 

  2. Sint-Michielskerk

 

L’église Saint-Michel : Plan N° 24 et Sint-Michielsbrug - le pont St-Michel : Plan N° 23
D'abord modeste chapelle au Haut Moyen Age qui fut détruite par un incendie au XIIe siècle. Début des travaux de construction de l’église actuelle vers 1440. Après moult interruptions et reprises jusqu’au XVIIe siècle, le clocher resta tronqué (faute de moyens financiers), comme décapité, enlevant à l’église beaucoup de son charme gothique.

En 1908, l’église abritait encore une relique de la « Sainte Epine » (une épine de la couronne d’épines que porta Jésus de Nazareth) et qui est toujours conservée à Notre-Dame de Paris.

 

Le pont St-Michel à gauche du bâtiment de l’ancienne poste :

un arrêt sur image s’impose… Chuuuuut… Regardez !

C’est grandiose ! Vous êtes à mi-chemin sur le pont ; saint Michel veille sur Gand du haut de sa colonne, et vous, vous admirez le panorama des tours en enfilade : celle du Beffroi entre la Cathédrale Saint-Bavon et l’Église Saint-Nicolas.

 

A droite, le Predikherenlei et la façade austère de Het Pand, ancien couvent des Dominicains. La vue du pont sur ce paysage urbain est
majestueuse : les quais se succèdent les uns aux autres, les façades des maisons anciennes patriciennes et des métiers se reflètent dans la Lys, avec le château des Comtes en toile de fond.

  3. Sint-Niklaaskerk

Eglise Saint-Nicolas : Korenmarkt - Plan N° 25 

D'abord ancienne église romane, elle fut reconstruite dans le style gothique scaldien durant tout le XIIIe siècle.
L’église se distingue par son imposante masse de pierre, sa tour au niveau de la croisée du transept, et par ses petites tours aux coins de l’édifice qui équilibrent l’ensemble. Pièce maîtresse : le plus bel orgue de la ville

 

  • Note historique : au Moyen Age, la ville de Gand est déjà réputée pour la fabrication d’un excellent tissu de laine de ses moutons ou de laine anglaise : le drap. Il était vendu dans toute l’Europe et exporté au-delà par les marchands internationaux. Cette riche industrie drapière créa des « castes » de métiers spécialisés dans la confection du drap : les corporations des artisans et des petits commerçants face à la puissante classe des patriciens qui avait le monopole de la vente du drap à l’international. Nicolas, devenu saint et honoré comme dans son église à Bruxelles, protégeait les artisans et commerçants, et cette église était donc très populaire parmi les corporations.

  4. Stadshuis (Stadshal) - L’Hôtel de ville :

Botermarkt - Plan N° 27
Ensemble assez hétéroclite mais qui, je trouve, en fait en réalité son charme. Je savoure cette bâtisse parce qu’elle est le reflet d'une âme belge… « een beetje van alles » !
Les différentes parties du bâtiment sont à l’image des siècles traversés par leur construction… et par des « querelles » de pouvoir entre les collèges d’échevins ayant chacun leurs prérogatives et leurs bureaux géographiquement délimités par la rue Hoogpoort au nord, le Botermarkt à l’est, le Poeljemarkt (poulets) au sud, et la Stadhuissteeg (impasse) à l’ouest. Vous vous y retrouvez ? Un truc à la Belge !

 

Moi, j’adore car en un seul site, on passe du gothique primitif, avec la plus ancienne des maisons, la Keure, datant de 1482 au gothique flamboyant avec la face nord du quadrilatère, puis nous admirons le style renaissance avec la Bollaertskamer, complété par du baroque flamand avec la Conciërgewoning.
Les travaux et transformations de l’édifice se prolongèrent jusqu’au XVIIIe siècle. Et au XIXe, l’intérieur de la salle du Conseil fut réaménagé par Viollet-le-Duc, lui-même ! Il est évident que la richesse de Gand s’est admirablement exprimée dans l’édification de son hôtel de ville, concurrençant, pour l’époque, les plus grandes villes d’Europe !

NB : Visite sur réservation de la salle du Trône où eut lieu le couronnement de Joseph II en 1780.

  5. Belfort - Le Beffroi :

 

Staafplein - Plan N° 30 et la Lakenhalle - la Halle aux draps (à ses pieds), face au porche de Saint-Bavon.
Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
J’aime aussi tous les beffrois de Belgique… parce qu’ils sont le fier symbole des libertés acquises par les habitants des villes, les bourgeois (de « burg » = le bourg, la bourgade ; aucune connotation péjorative dans le terme historique, bourgeois) contre leurs seigneurs, autorité dont tous dépendaient jusqu’à l’obtention des chartes communales, des 1ers pouvoirs échevinaux… Et parce que du haut de cette imposante tour, toujours la plus haute de la ville, le guetteur pouvait avertir à temps les citoyens d’un danger immédiat (attaque, incendie). Avec les sonneurs de cloche (53 cloches en tout), ils formaient le corps des « agents de la ville »
(en exercice jusqu’en 1869).

Eglise Saint-Nicolas et la cathédrale Saint-Bavon à l'arrière-plan

Tous les documents officiels de la ville y étaient mis en sécurité dans un coffre secrètement entreposé (les archives).
Sa construction dans le style gothique remonte au XIVe siècle, sa tour s'élève à 95 m (selon d’autres sources, à 91 m). Au sommet trône le légendaire dragon gantois. Les cloches les plus grosses sont suspendues au 3e étage.

  • Note historique : Ah enfin ! Je vous parle de Charles Quint (1500-1558) notre empereur Habsbourg des Pays-Bas Espagnols… bien que né à Gand, il fit supporter aux habitants la marque de sa rancune en n’oubliant jamais leur révolte de 1539 contre la levée d’impôts : d’une part, il fit casser la cloche Roland dont le son, depuis rauque et désagréable, devait rappeler leur punition aux Gantois, jusqu'à la fin des temps (cette cloche repose actuellement sur la Braunplein) ; d’autre part, il exigea des notables de la ville qu’ils défilent pieds nus, une corde au cou. Ce qui leur valut le surnom de « Stroppendragers » (soit, les garrottés) et à la ville, le

       surnom de Gand, La Révoltée !

NB. L’unique statue d’un notable garrotté se trouve à la Lodewijk van Malestraat (Louis de Male ou Louis II comte de Flandre - 1346-1384) ; voir circuit N° 2, à 5 minutes derrière le château des Comtes.


En 1741, entre le Beffroi et la Halle aux draps, fut inaugurée la prison communale. Sur le relief du fronton, le nom de Mammelokker (= celui qui prend le sein) évoque une ancienne légende romaine, dans laquelle Simon, condamné à mort, fut allaité par sa fille lors de ses visites à la prison.


***
Pause restauration ! Enfin !

Marchons jusqu’à la brasserie Pakhuis à la Schuurkenstraat, 4. Entrepôt monumental en fer forgé surmonté d’une grande verrière. Un vestige de l’architecture industrielle admirablement mis en beauté, avec une décoration intérieure à vous couper le souffle !
L’accueil est chaleureux et dans votre langue, le service irréprochable et la cuisine savoureuse à vous faire oublier votre nom ! Viandes de boeuf de chez Dierendonck, poulardes fondantes… poissons exquis… desserts divins… Après un excellent café (ou thé), nous continuons notre périple !
Courage ! NB : Il faut toujours réserver, même si le restaurant peut accueillir 200 couverts.

 

***

Nous voilà repartis pour la visite d’un des plus grands chefs-d’oeuvre architectural de Gand :

  6. Sint-Baafskathedraal

 

La Cathédrale Saint-Bavon : Sint-Baafsplein - Plan N° 33
Bavon, moine de Gand, saint patron de la ville ; en 659, les Gantois, encore fidèles au paganisme, le jetèrent dans l’Escaut.

Vous me direz : « encore une église ! »
… Oui, mais ! l’église où Charles Quint fut baptisé ! Et Philippe II en fit une cathédrale !
… Oui, mais ! qui perce le ciel gantois par sa tour de 89 m de haut, rivalisant avec celle du Beffroi !
… Oui, mais ! le plus accompli des modèles en survolant les siècles du gothique tout au long de sa construction, dès le début des années 1200.
… Oui, mais ! un vaste et magnifique musée qui abrite, dans une chapelle latérale, une des peintures les plus remarquables d’Europe, le retable de L’Adoration de l’Agneau Mystique des frères Hubert et Jan van Eyck (achevé en 1432) ! Restauration terminée en 2020. Année van Eyck.
Et, quand vous y serez, prenez le temps d’admirer…
Vous êtes baignés dans une douce lumière et dans le silence… Vous ressentez une joie profonde se diffuser en vous… Le tableau est si vivant, les couleurs si réalistes… Et, au-delà du sujet religieux (Dieu le Père ; Saint-Jean-Baptiste et la Vierge ; L’Agneau, symbole du sacrifice du Christ), vous êtes emportés par le génie des frères van Eyck… La beauté en est universelle et intemporelle.

NB. Pour tous les amateurs d’explications précises sur le retable, je vous recommande le site https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Agneau_mystique

Dans la cathédrale, à souligner : apport du baroque par un jubé monumental en marbre ; chaire de vérité de style rococo ; le choeur
(stalles et candélabres aux armes de la couronne d’Angleterre), le déambulatoire avec ses chapelles et un tableau de Rubens dans la
chapelle des Saints-Pierre-et-Paul (la dernière) ; la crypte romane de 1150.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous terminons ici notre 1er circuit. Il est temps de retourner dans ses pénates. Sauf pour les infatigables qui veulent encore flâner le long des quais(*) et faire quelques emplettes(**). Et pour tous, je vous promets de poursuivre notre périple pour d’autres découvertes dans un 2e circuit… que vous retrouverez dans le prochain numéro !

 

Chloé Bindels

2e partie

Poursuite de la visite de Gand

Dans l'article ci-avant, Chloé Bindels vous a emmenés à la (re)découverte de la bonne ville de Gand.

Vous vous étiez arrêtés sur le parvis de la cathédrale Saint-Bavon après avoir admiré l'œuvre magistrale des frères Van Eyck… que vous aviez eu bien de la peine à laisser dans son écrin mystique… Reprenez maintenant votre bâton de marche et suivez Chloé sans plus tarder…

Pour ce 2e circuit, je vous propose de jongler avec la première visite présentée dans le bulletin n° 104 mais en y introduisant de nouvelles merveilles gantoises préalablement repérées sur votre plan pour en faire votre composition personnelle...

Point de départ : identique au circuit 1 : la Sint-Michielsplein ou la gare Sint-Pieters

1. Sint-Michielskerk - Eglise Saint-Michel - Sint Michielsbrug - Pont Saint-Michel : Plan N° 24 – Voir Bulletin n° 104 en pages 14 et suivantes.

2. Balade le long du Graslei (Quai aux Herbes) et du Korenlei (Quai au Blé) : Plans Nos 23 et 22

Le Graslei, l’un des quais les plus pittoresques de Gand, dominant la Lys, à l’emplacement du port médiéval,

avec les maisons des guildes parfaitement conservées.

Rem. : il faut savoir que c’est Charlemagne qui dota Gand de son 1er port pour sa flotte, à l'époque désastreuse des invasions des Vikings.

Magnifique retour dans le passé avec un défilé de styles architecturaux du plus ancien, le roman, au néo-classique :

 

- le roman, dont l’imposante maison, la Korenstapelhuis* dite aussi Het Spijker** (1200) en est le fleuron, et aussi la plus ancienne d’Europe avec sa façade à pignons (actuellement, restaurant le Belga Queen).

 

* en néerlandais : le grain = koren et stapelen = empiler, entreposer, entasser

** en latin spica = épi

Vous comprenez maintenant les 2 dénominations pour cette même maison.

Le Quai aux Herbes (Graslei) avec Het Spijker à l'avant-plan

- le gothique tardif : la Gildehuis der Vrije Schippers (1531) – la Maison des Francs-Bateliers*, aux pignons à volutes, prémisses du baroque. A remarquer, le joli bateau de la Baltique en pierre au-dessus de la porte d'entrée.

 

* soit les bateliers exerçant à leur compte et qui pouvaient naviguer librement sur la Lys, l’Escaut et la Lieve, dans le centre-ville gantois..

- ainsi que le style renaissance agrémenté d’ornementations baroques comme celles de la Cooremetershuys (1698) – la Maison des Mesureurs de grains. Pour ne citer que celles-ci… mais vous ne saurez où poser votre regard, il y a tant à voir des deux côtés des rives ! Le Korenlei, quant à lui, affiche une architecture plus récente par ses constructions baroques et classiques remarquables.

A ne pas rater : la mignonne Gildehuis der Onvrije Schippers (1739) – la Maison des Bateliers non francs*, dite aussi « Het Anker », qui est peinte en ocre et blanc et surmontée d’une girouette en forme de caravelle. N’est-ce pas votre préférée ? Moi, si !

* ceux-ci étaient salariés et obligés de transborder leur cargaison en bordure de la ville sur des navires ‘francs’, qui bénéficiaient d’un sauf-conduit.

Le Quai au Blé (Korenlei) et la Maison des Bateliers non francs (au centre)

3. Si vous êtes tentés par 40 minutes de navigation, embarquez vite fait, bien fait ! au bout du Korenlei.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'embarcadère au Korenlei                                                                               Le Rabot

J’ai été séduite par cette excursion sur la Lys et sur le canal de la Lieve, qui nous mène jusqu’à la porte fortifiée (Le Rabot) de la ville médiévale. Tout en profitant de la fraîcheur de l’eau et du récit du guide ponctué d’anecdotes, vous vous imaginez vivre pendant cette période féodale à la fois si dure et si dense dans l’éclosion des premières libertés obtenues par les habitants des villes, dont nous sommes les héritiers.

 

4. Retour au quai

Nous débarquons et nous suivons la Jan Breydelstraat. Nous apercevons déjà au loin l’imposant Gravensteen -

le Château des Comtes - Plan N° 2 - Sint-Veerleplein, 11

Vous me direz : « Enfin ! Mais, on est quand même venu pour ça ! Non ? » … Oui, c’est exact ! Sinon, il nous manquerait la pièce majeure du puzzle historique féodal !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et en effet, nous admirons là un fleuron de l’architecture militaire défensive quasi intact, avec son mur d’enceinte, ses contreforts, ses tours d’angle, son donjon, ses douves étroites… oubliettes et salle de tortures à vous faire frissonner en imaginant les supplices endurés…

Construction :

- 1 er castrum du IXe siècle, propriétaire : le comte Baudouin Ier de Flandre.

- Actuelle forteresse datant du XIIe siècle ; le propriétaire Philippe d'Alsace (1168-1191), comte de Flandre, s’inspira des châteaux qu’il vit lors de la 3 e croisade, tel le Krak des Chevaliers en Syrie.

Imaginez-vous en seigneur de l'époque… Du haut de votre donjon, à 33 m, vous avez une impression de grande puissance. Gand est à vos pieds ! Vous êtes le maître de la ville et de ses habitants. Vous avez tous les droits ! Tels étaient les seigneurs d’antan !

Suivez le chemin de ronde sur les remparts… Qui êtes-vous à cet instant ? … Oui, vous faites partie de la troupe des « gens d’armes ». Ils sont toujours sur le qui-vive à répondre au moindre danger et assurent la protection de leur seigneur, de la ville et de ses habitants !

Visitez la salle d’armes et la salle du conseil du maître des lieux… Le froid s’empare de vous, les courants d’air vous font grelotter… Oui, le château était inconfortable et dès le milieu du XIVe siècle, les comtes s’établirent en périphérie au Prinsenhof, où Charles Quint naquit, le 24 février 1500.

 

° Note historique : cependant, Charles Quint préféra la robustesse du Gravensteen au Prinsenhof, lorsqu'il y chercha refuge lors de la répression des émeutes de 1539

***

Pause gourmande au restaurant le Pakhuis (voir le bulletin n° 104)

***

5. Retour au bord de la Lys, direction le Groentenmarkt - Plan N° 3

Quelques achats de spécialités gantoises à ne pas rater !

Sur la petite place, visez l’adorable étalage, au N° 3, à l’enseigne du magasin de la Vve Tierenteyn-Verlent : ce fut son mari, un moutardier gantois, qui reçut la recette artisanale secrète des mains des grognards de Napoléon, originaires de Dijon.

La moutarde fabriquée selon cette recette, toujours à base de grains noirs et sans conservateurs, est vendue à la louche. Pour amateurs de sensations fortes !

Vous pourrez également y acheter les petits biscuits secs parfumés à l’anis, les gentse mokken, autre spécialité.

 

Et si le marchand ambulant est toujours là, devant la boutique de moutarde, son étal de cuberdons vous fera fondre de plaisir ! Un vrai trésor gourmand !

 

Et oui, c’est à Gand que ce petit cône sucré (chapeau de curé) fut créé… un peu par hasard ! En 1873, un pharmacien, qui avait jeté à la poubelle une préparation de médicaments, alors enrobés de sirop, se rendit compte, après 10 jours, qu’une croûte s’était formée mais que le cœur était resté coulant…

« S’empressa-t-il d’y goûter ? ». L’histoire ne nous le dit pas, mais pour notre grand plaisir… le cuberdon était né !

 

C’est sur cette note sucrée craquante, croquante à la framboise, dont je raffole, que notre circuit s’achève… avec ravissement… un cuberdon fondant lentement en bouche !

Chloé Bindels

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(*) Graslei et Korenlei
(**) Spécialités gantoises : moutarde, biscuits à l’anis et cuberdons
Sources :
Guides Voir, éditions Hachette Tourisme : Gand
Guide Le Routard, éditions Hachette : Belgique
Plan de Gand : Bureau d’Informations, Visitgent (+32 9 266 56 60)
Internet :

https://visit.gent.be/sites/default/files/content/brochure/files/STADGENT-CITYGUIDE-2019-FR-lowres.pdf
https://visit.gent.be/fr
https://fr.wikipedia.org/wiki/Gand
https://www.voyageway.com/visiter-gand
https://www.carnetdescapades.com/europe/belgique/visiter-gand-gent-belgique.html
https://www.visitflanders.com/fr/destinations/gand/index.jsp

L'Art dans le métro bruxellois   Circuit 1

Nous partons pour un voyage inédit au coeur d’un galerie d’art qui serpente de station en station en traversant Bruxelles. Les oeuvres
qui s’offrent à notre regard, comme à celui des dizaines de milliers de voyageurs, chaque jour, sont le fruit de l’imagination et du travail
d’artistes d’horizons très différents. Ce qui confère aux stations leur ambiance unique ! Toutes les oeuvres sont, cependant, liées par le
thème principal du mouvement.

Embarquement immédiat ! Plan du métro en mains, direction Delacroix.

  1. Station DELACROIX

Les murs recouverts de câbles sont l’oeuvre de l’artiste bruxellois, Thierry Bontridder. Dans son « Jeu de câbles » (2006) il a voulu reproduire le mouvement du métro qui emporte le voyageur vers sa destination. L’artiste explique qu’il faut voir dans son oeuvre une signification plus large, à savoir que le mouvement du métro s’intègre dans le mouvement planétaire dont il est un élément comme tous les autres éléments en mouvement de notre galaxie. C’est simple, c’est juste, c’est beau !

Sur le même quai, nous prenons la Ligne 2 (ou la 6) en direction d'ELISABETH. Arrêt GARE du MIDI.

  2. Station GARE du MIDI

A gauche, nous nous laissons conduire sur toutes les volées des escalators, jusqu’à la dernière marche et à gauche encore, en traversant
le petit espace commercial (à droite le Shop & Go de Delhaize, à gauche la boulangerie Petit Paul…) le dernier escalator nous mène à la 2e oeuvre sélectionnée.

La vue plongeante sur la superbe et délicate oeuvre stylisée de notre artiste liégeois, Jacques Bage, « Flying over » (2004), nous entraîne,
comme un oiseau, survolant un paysage si doux, si calme, si bleu… un peu imaginaire, comme dans un rêve, avant de retrouver l’agitation du voyage dans la station !
L’artiste explique qu’il s’est inspiré du mythe d’Icare, en s’imaginant comment celui-ci aurait vu le paysage pendant son ascension vers le ciel. 
Direction la station BOURSE. Nous repassons sous le tableau, puis à droite, portillons franchis, nous empruntons la Ligne 3 direction Esplanade ou la Ligne 4 direction Gare du Nord.

  3. Station BOURSE

L’oeuvre se cache ! Elle se mérite !
En sortant du wagon, immédiatement à gauche passons les portillons et, ensuite à droite un long couloir, réservé au rangement pour les vélos, nous mène dans la direction Pl. de la Bourse à une sorte d’esplanade/carrefour directionnel…
A droite, la magnifique oeuvre de notre grand peintre Paul Delvaux nous attend.

Intitulé « Nos vieux trams bruxellois » (1978) ce panneau de plus de 13 m de large surplombe tout le quai et évoque la nostalgie de l’artiste d’une époque révolue des vieux tramways bruxellois connus dans sa jeunesse. Dans sa mythologie poétique personnelle, Paul Delvaux confronte les moyens de transport à la féminité éternelle et le rêve, que nous inspirent ses peintures, au culte de l’érotique.
Emportée par la symbolique de l’oeuvre et sa belle lumière d’une fin d’été, je fus subitement sortie de ma rêverie par le vacarme assourdissant de tous les wagons de la rame franchissant le panneau ! La peinture avait pris vie !

 

N.B. Votre regard a sûrement été accroché par les cylindres qui décorent de façon « arachnéenne » le plafond de la station. Il s'agit là d'une oeuvre de notre artiste peintre, sculpteur et graphiste, Pol Bury : « Mooving ceiling » alliant de façon originale trois éléments, forme-mouvement-espace, et en y insérant en son centre une pièce mobile.


Chloé Bindels

 
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L’Association culturelle de Dilbeek (ACD) a pour objet d’organiser, d’encourager et de promouvoir toute activité culturelle en langue française, auprès des habitants francophones de la commune de Dilbeek et plus largement à l'intention de tous les francophones d'autres communes de la périphérie bruxelloise.
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L'Art dans le métro (suite)

Circuit 2

 

Nous nous retrouvons, avec plaisir, pour la suite de notre parcours artistique souterrain. Nous empruntons la Ligne 5 vers Hermann Debroux, pour trois stations : Thieffry, Hankar, Delta.

 

1. Station THIEFFRY

 

Les portes du wagon s’ouvrent et sur notre droite, surplombant le pont de toute sa longueur, l’œuvre de l’artiste anglais, Vic Gentils illumine de mille feux tout le quai : « Aequus Nox » (1976). Le centre lumineux accroche notre regard, qui ensuite découvre les personnages de tous les continents mus par cette source de vie. Vic Gentils a réussi un exploit créatif et inédit en la représentation concrète d’un mouvement optique spatial par une disposition spécifique de miroirs teintés (argent, or, brun, noir) qui donne l’impression que l’œuvre « bouge » en passant près d’elle.

Un dernier regard sur Aequus Nox et soudain, en haut de l’escalator, c’est un « monde brisé » qui surgit du sol ! Félix Roulin, dans son œuvre « Sculptures » (1976), nous renvoie aux forges, à la sidérurgie, au monde industriel belge. Notre passé glorieux immortalisé et sa chute personnalisée dans ces débris de corps surgissant dans les fractures des tuyaux...

2. Station HANKAR

 

Nous en « prenons plein la vue » ! Nous sommes littéralement avalés par « Notre temps » (1976)… Notre regard ne sait où se poser et cherche un espace de répit… Il n’y en a pas, parce que tout notre champ visuel est emporté dans un mouvement teinté de ROUGE ! Rouge sang, rouge violent, rouge incandescent, rouge ardent, rouge partisan ! C’est l’œuvre de Roger Somville qui traduit sa lutte pour une société de justice économique. Son engagement pour un art à la portée de tous est ici, dans le métro, sa plus fidèle concrétisation !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3. Station DELTA

 

Une fois l’escalator emprunté, les portillons franchis, nous prenons à gauche devant le kiosque des infos de la Stib et à quelques pas, notre dernière œuvre se dévoile sur tout le mur à droite. Le calme après la tempête, pourrions-nous dire en quittant la fresque de Roger Somville ! Notre rétine est apaisée dans un tableau au dégradé des gris et des courbes rebondies…

La composition « Sept écritures » (1976) est née de la collaboration de 2 artistes bruxellois : le peintre, Pierre Alechinsky et Christian Dotremont, le poète qui incorpore sa poésie à l’image. Le graphisme libre et aventureux (le logogramme) ne permet plus de lire les mots qui épousent le mouvement de l’image. L’œuvre se parcourt en suivant verticalement 3 cases formant un ensemble de 7 panneaux (2 cases inspirées du monde végétal et animal réservées à l’image et 1 case à la calligraphie). Et, c’est sur cette note très originale d’une œuvre dont il se dégage « un mouvement, un rythme comme celui qui vous emporte d’une station à l’autre » que je vous invite à poursuivre la découverte de tous les autres trésors de ce vaste et magnifique musée sous terre.

Chloé Bindels

 

_________________

Sources

https://www.stib-mivb.be

https://stibstories.be/art-dans-le-metro-bruxelles-stib/

https://www.stib-mivb.be/irj/go/km/docs/STIB-MIVB/INTERNET/attachments/12-1348-ArtDansLeMetro_FR_LR.pdf https://www.brusselslife.be/fr/article/top-10-des-oeuvres-d-art-dans-le-metro

Photos des circuits 1 et 2 : Chloé Bindels

L’Association culturelle de Dilbeek (ACD) a pour objet d’organiser, d’encourager et de promouvoir toute activité culturelle en langue française, auprès des habitants francophones de la commune de Dilbeek et plus largement à l'intention de tous les francophones d'autres communes de la périphérie bruxelloise.
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